Prendre le train, de Moscou à Pékin

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Jeter un regard tout neuf sur trois pays à 60 km à l’heure sur le parcours transmongolien, c’est se faire cadeau de moments inoubliables où l’on perd toute notion du temps : il n’y a plus d’heure précise pour manger, dormir et socialiser lorsque l’on traverse la Russie et ses 11 fuseaux horaires, les Steppes mongols et les campagnes chinoises au cours de ce fabuleux périple sur le mythique chemin de fer Transsibérien. Il suffit de troquer ses chaussures contre des pantoufles, ses jeans contre un bas de pyjama et se laisser bercer par l’expérience avant de terminer son trajet dans la bouillante ville de Pékin qui nous réveille comme quatre expressos bien tassés, où d’autres merveilles nous attendent.

Bon à savoir : Il faut se munir d’un visa pour chaque pays (Russie, Mongolie, Chine). Nous recommandons d’en faire la demande avant de partir.

Must Do : Excursions sur la terre ferme en cours de route

Certains habitués (et les puristes) préfèrent vivre l’expérience transsibérienne d’un trait en optant pour le trajet sans escales afin de se plonger dans un état introspectif et pleinement s’imprégner du quotidien sur les rails. Mais pour célébrer son « baptême de fer », quelques arrêts incontournables s’imposent :

Le lac Baïkal, Russie

Pour un séjour de 2 à 5 jours dans le village de Listvyanka, situé sur les rives du mystérieux lac Baïkal, pour se perdre dans la nature, visiter ses musées et son marché de poisson, puis méditer en regardant la brume flotter au-dessus de ce lac qui a inspiré plusieurs histoires et légendes.

Où dormir ?

Pour des vues panoramiques du lac Baïkal, des chambres propres et intimes, et un copieux déjeuner de qualité :

Hôtel Dom Tvorchestva (64 km Baikalskogo Trakta, Listvyanka, Russie)

Pour un emplacement central sur la berge du lac Baïkal, près des musées et des marchés, et avec toutes les commodités, y compris le wifi gratuit. On y propose un vaste choix de chambres à bon prix et le déjeuner est inclus :

Hôtel Mayak (85A rue Gorky, Listvianka, Oblast d’Irkoutsk, Russie)

Où manger ?

Pour goûter à l’omoul, un poisson de la famille du saumon dont tous les russes raffolent, servi soit fumé, soit frais, en brochette ou en soupe dans un décor éclectique à l’ambiance décontractée :

Café Proshly Vek (1 rue Lazo, Listvianka, Oblast d’Irkoutsk, Russie, 664520. Téléphone : +7 395 249-69-84)

Oulan-Bator, Mongolie

Pour faire la fête avec les locaux dans la capitale du pays, du 11 au 13 juillet, lors du Naadam, un festival haut en couleur où tout s’arrête pour laisser place aux célébrations de l’anniversaire de la révolution mongole (1921).

Où dormir ? 

Pour des vues panoramiques du lac Baïkal, de chambres propres et intimes, en plus d’un copieux déjeuner de qualité :

Hôtel Dom Tvorchestva (64 km Baikalskogo Trakta, Listvyanka, Russie)

Pour un emplacement central sur la berge du lac Baïkal, près des musées et des marchés, et avec toutes les commodités, y compris le wifi gratuit. On y propose un vaste choix de chambres à bon prix et le déjeuner est inclus :

Hôtel Mayak (85A rue Gorky, Listvianka, Oblast d’Irkoutsk, Russie)

Où manger ? 

Pour goûter à l’omoul, un poisson de la famille du saumon dont tous les russes raffolent, servi soit fumé, soit frais, en brochette ou en soupe dans un décor éclectique à l’ambiance décontractée :

Café Proshly Vek (1 rue Lazo, Listvianka, Oblast d’Irkoutsk, Russie, 664520. Téléphone : +7 395 249-69-84)

La vallée d’Orkhon, Mongolie

Pour visiter l’une des plus belles terres de la Mongolie, ponctuée de monastères et du massif du Khangaï et pour explorer la faune et la flore de la région à pied ou à cheval.

Où dormir et manger ? 

Pour vivre en nomade, un réseau de yourtes sont mises à la disposition des voyageurs par des familles qui sont très généreuses envers celles et ceux qui souhaitent s’immerger dans la culture de la région. On peut apprendre à s’entraîner à la lutte, à préparer un barbecue mongol, goûter à de l’Airag et maîtriser le chant traditionnel autour d’un bol de vodka en fin de journée. En échange, on trait les chèvres et les yaks et on effectue quelques menus travaux en guise de remerciement.
Bon à savoir : Pour une excursion ou un arrêt de quelques jours, il faut acheter des billets de train séparés, contrairement à l’idée reçue que l’on peut embarquer et débarquer librement avec un seul billet.

Must see : Moscou et Pékin

Moscou, avant le grand départ

Pour une visite guidée en français ou en anglais du centre-ville de Moscou, du Kremlin et de la place Rouge, ou du métro aux allures de palais, puis pour pique-niquer dans le parc Gorky avec de délicieux pirojki et une salade de champignons.

Pékin, pour terminer en beauté

Avant de rentrer à la maison, il serait dommage de ne pas passer quelques jours à Pékin et marcher à travers la place Tian’anmen, goûter aux dumplings et à la fondue pékinoise, puis flâner parmi les nombreux commerces de la très animée rue Wangfujinget.

Voici nos meilleures suggestions pour bien profiter du parcours transmongolien.

Les couchettes

Dans les trains russes et mongols :

Le platskartny (3e classe), c’est la classe préférée des voyageurs qui adorent être stimulés par une atmosphère animée en tout temps, mais capables de s’endormir peu importe le niveau de bruit. La moins chère des classes du transmongolien propose des couchettes-dortoir séparées par des pans de tissu où les voyageurs cohabitent en toute convivialité.

Le Kupe (2e classe) propose des cabines à quatre couchettes. Cette option peut être très enrichissante lorsque l’on voyage avec de bons compagnons. En fait, c’est un coup de dés, puisque l’on peut se retrouver avec des locaux ou avec des voyageurs provenant de partout dans le monde.

Les Spalny Vagon (1ere classe) sont des cabines à deux fauteuils qui se transforment en couchettes. Elles sont très confortables et intimes, disposant même d’une salle de bain privée, mais elles ne sont pas très propices aux rencontres et, comme la classe l’indique, plus chère. Il faut prévoir payer le double du prix de la classe kupe.

Dans les trois classes, les provodnitsa (surtout des femmes) sont les responsables du wagon et de petits anges. Elles veillent aux besoins des voyageurs et s’occupent du nettoyage des cabines et de la literie (normalement fournie, en plus d’une serviette), s’assurent que le samovar est toujours plein, puis réveillent les voyageurs quand c’est le moment de descendre.
Bon à savoir : Sur les trains mongols, il n’y a pas de troisième classe.

Avant de pouvoir poursuivre son voyage à bord d’un train chinois, on doit changer ses bogies (essieux) parce que l’écartement des voies ferrées en Chine est un peu moins large qu’en Mongolie. Cette opération prend beaucoup de temps à effectuer (environ 5 heures), et les voyageurs doivent attendre dans la gare. Pour celles et ceux qui sont impatients de reprendre la route, nous recommandons de se rendre à la prochaine gare chinoise en autobus.

Dans les trains chinois :

Les couchettes des premières et deuxièmes classes sont disposées de la même manière que les classes russes et mongols, mais portent des noms différents : deluxe soft sleepers (1ere classe) et soft sleepers (2e classe). Les couchettes de la troisième classe (hard sleepers) sont cependant sur trois niveaux au lieu de deux, et les sièges et les tablettes se trouvent dans le couloir. Bien que le prix soit différent entre la deuxième et la troisième classe, la différence côté confort entre les couchettes est à peine perceptible.

Se restaurer

Nous recommandons d’apporter des provisions et un couteau suisse à bord du train pour se rassasier en cas de fringale et pour épargner sur les repas dans les wagons-restaurants, qui peuvent être durs sur le portefeuille au long des 7 826 km à parcourir. Les multiples arrêts en cours de route permettent de faire le plein de provisions, alors il est inutile d’alourdir ses bagages de trop de nourriture. Sur les quais, on peut aussi rencontrer des fermières qui proposent des plats préparés frais du jour et à bon prix, composés d’œufs cuits dur, de pirojki, de fruits et de poisson fumé, et ainsi participer à l’économie locale.

Dans tous les trains qui parcourent la Russie, de l’eau chauffée dans un samovar est mise à la disposition des voyageurs pour se préparer un thé, un café ou des nouilles instantanées. Il est recommandé de se munir d’un thermos afin d’éviter de devoir se rendre au samovar trop souvent et risquer de s’ébouillanter. L’eau fraîche n’est pas toujours potable à bord alors il est sage de prévoir des bouteilles d’eau.

Les wagons-restaurants russes :

On y sert généralement des plats traditionnels, comme des soupes, des plats chauds à base de viandes, de poissons ou de légumes, des salades, des desserts et des spiritueux locaux.
Bon à savoir : on n’accepte pas les cartes de crédit à bord des trains russes, seulement la monnaie locale.

Les wagons-restaurants mongols :

C’est la viande de mouton qui est au cœur des menus proposés dans les wagons-restaurants mongols, servie en ragoût, en soupe, avec des légumes et d’autres manières traditionnelles.

Les wagons-restaurants chinois :

Ils sont considérés les meilleurs du parcours. Cependant, aucun menu spécifique n’est proposé, on y sert plutôt des mets imposés, composés d’aliments frais et préparés sur place.

 

On ne s’ennuie jamais sur le transsibérien, où seul le train est au courant du temps qui file. Il est question de redécouvrir les petits plaisirs de la vie en faisant des siestes, en lisant un bon roman, en faisant de la photo ou en participant aux activités à bord, que ce soit de faire la fête avec ses colocs de cabine et les locaux (attention, les russes sont de bons buveurs, tenter de les suivre est à ses risques et périls!), de jouer aux cartes ou à un jeu de société, de chanter ou d’échanger sur les paysages et les villes que l’on croise en cours de route.

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